Enfin, le dernier (et tardif!) retour sur la présentation d’outils qu’un enseignant pourrait (je me retiens pour dire « devrait »…, chacun est libre de se compliquer la vie!) adopter dans sa mise à jour 2.0, tourne autour du social bookmarking ou si vous préférez, du marque-page social.

Avant même de parler de partage de signets favoris, j’ai présenté (vous me pardonnerez) le social bookmarking comme une façon d’avoir toujours sous la main, que ce soit à la maison ou à l’école, nos sites préférés. Je sais, je blasphème! Par contre, juste le fait de savoir qu’il n’était plus nécessaire de courir après ses favoris a rendu plusieurs profs heureux! Là où il y en a qui ont fait 1+1=3, c’est lorsque que j’ai mentionné qu’il était possible d’avoir accès aux listes de signets de tous ceux et celles qui étaient inscrits à un site comme Del.icio.us. C’est ça le Web en 2009: on travaille ensemble et on s’approprie les meilleures ressources, on partage nos découvertes et, ultimement, on élabore du nouveau contenu… que l’on partagera.

Chérie, où as-tu classé les papiers?

Chacun classe ses documents selon une logique personnelle implacable! Pour moi, la garantie de mon ordinateur va dans le dossier « ordinateur » et non dans le dossier « garantie ». Qui ferait le contraire? Bon d’accord, je ne retrouve pas toujours ce que je range car mon système de classement varie avec les années. Parce que tous les gens n’ont pas le même souci du classement bien pensé comme moi, on a inventé les mots-clés. 🙂 Blague à part, on ne peut pas parler de marque-page social (ou de tout autre chose à partager sur le Web comme les vidéo sur Youtube ou une présentation sur Slideshare) sans parler des mots-clés (les tags en anglais) et de la folksonomie. En résumé: à chaque truc que tu partages, tu dois y associer des termes qui pourraient en résumé le sujet et qui permettra à tous de les retrouver facilement.

Delicious: une mine inépuisable de liens.

Bien qu’il existe plusieurs sites de partage de signets, j’ai opté pour Delicious. Facile à utiliser, il existe pour ce site tout plein d’outils pour en profiter pleinement: entre autre, un add-on pour Firefox et une application pour ipod touch.

J’ai inclus sur mon compte Delicious les listes de certaines personnes qui évoluent dans le monde de l’éducation et qui partagent de véritables bijoux. Ça permet de connaître les intérêts de ceux qui gravitent dans notre réseau.

Comme une bonne partie des outils disponibles, il y a toujours, quelque part, un tutoriel qui nous guide pas à pas dans l’appropriation des outils et des façons d’utiliser le plus efficacement possible ces derniers. Voici quelques ressources utiles concernant Delicious:

Social Bookmarking in Plain English: Un autre bon vidéo de cette « série culte ».

Using del.icio.us In Education

Plusieurs présentations disponible sur Slideshare.

En final de cette présentation: Twitter!

J’en ai déjà parlé ici. Pour ceux et celles qui ne l’avaient pas deviné, ce fut mon coup de cœur en 2008-2009! Nous avons donc conclu notre présentation avec une brève description de ce qu’était le microblogging. Pour en faire une petite démo, j’ai lancé un appel sur Twitter et 6 personnes nous ont fait signe! Nous sommes à l’ère du connectivisme, vous le saviez? Ah non? J’y reviendrai…

Sur ce, bonne année scolaire 2009-2010!

P.S. Pour ceux et celles qui le désirent, je reprendrai cette courte formation en septembre… question de faire une mise à jour 2.0!

Mise à jour,  30 août 2009

Je m’en veux d’avoir « oublié » (en fait, je viens de mettre la main dessus 🙂 ) cette excellente ressource présentée par Bertin Desjardins du Récit du développement professionnel: Un répertoire de signets partagés en ligne. Merci Bertin pour cette présentation!

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Partie 2: La veille pédagogique passe par les flux RSS (parce qu’il faut bien commencer quelque part…)rss logo copy

Pour les habitués du Web, les flux RSS n’ont plus de secrets. Le petit carré orangé, la plupart du temps, avec ses petites vagues qui font écho, est devenu un de nos points de référence.

Après avoir expliqué les aléas de la veille pédagogique lors de la formation aux enseignants, je me suis attardé à expliquer le merveilleux monde des flux RSS (ou fils RSS, c’est selon 😉 ). Effectivement, quoi de plus jouissif que de recevoir dans le confort de notre foyer (où tout autre lieu… dont je vous épargne les détails) des nouvelles (des commentaires, vidéos, annonces, échanges, notifications, etc) qui seront à coup sûr nous plaire! On s’équipe d’un bon agrégateur de nouvelles et hop! Des tonnes et des tonnes d’informations déferlent devant nos yeux sans avoir eu à lever le petit doigt. J’exagère un peu, mais à peine.

Pour rester au courant de ce qui se développe dans le monde l’éducation (ou dans tout autre domaine!), les flux RSS vous servira de base. Malgré que… 😉

Petite comparaison: lecture des journaux papier vs les journaux en ligne.

Qui a encore le goût de se taper seulement UN journal (parce que vous n’avez pas le temps d’en lire plus) de la première à la dernière page pour espérer tomber sur des articles intéressants? (Au moins, j’espère que c’est un camelot qui vous l’a apporté… parce que si en plus vous avez été obligé d’aller le chercher au dépanneur du coin…) Vous lisez seulement un journal? Deux magazines aussi! Ah! Vous vous intéressez à plusieurs sujets et… ah oui, je vois, vous avez votre petit rituel de visite de site-que-j’aime-et-que-je-vais-consulter-à-tous-les-jours-voir-s’il-y-a-du-nouveau! C’est difficile de garder le rythme, hein? Les fils RSS, c’est comme être abonné à +100 journaux et ne lire que ce qui nous intéresse…

Par où commence-t-on?

La première fois que vous allez cliquer sur l’icône du flux, on vous demandera comment vous voulez sauvegarder le flux RSS. On n’y échappe pas, ça va prendre un logiciel ou un service web pour pouvoir agréger le contenu. Il existe des tonnes d’agrégateurs. Il faut donc trouver celui qui nous plait le plus, celui dont on comprend bien les options de configuration. Pour ma part, j’ai longtemps utilisé le logiciel de courriel Mail sous Mac. Tout simplement. Une petite recherche sur le web vous permettra de dénicher des agrégateurs en lignes ou à télécharger.

Lors de notre courte formation, j’ai présenter Netvibes pour, entre autre, agréger les fils RSS. Voici un court vidéo présenté par Florence Meichel sur le site Apprendre 2.0 qui explique la façon de s’y prendre.

Comment utiliser l’agrégateur de flux RSS Netvibes

J’ai aussi présenter Google Reader. C’est un service web à la fois simple et efficace. Comme pour Netvibes, il existe une tonne de tutoriel vidéo qui expliquent comment procéder.

Personnellement, j’utilise NetNewsWire (pour Mac seulement), mais je ferai l’essai dans les prochains jours du logiciel multi-plateformes Blogbridge.

Petites astuces rssiennes.

  • Lorsqu’on lit le journal ou un magazine et que l’on aime bien un article, la méthode pour le garder en référence est de le découper et de le mettre de côté (et ne jamais y revenir, mais ça, c’est une autre histoire!). La même chose est possible avec votre agrégateur: un article ou billet peut-être mis en « favori » pour lecture ultérieure.
  • Essayez d’utiliser un agrégateur qui saura générer un fichier OPML au cas où vous changeriez d’agrégateur. Ce fichier est une sorte de sauvegarde de vos flux RSS. Parce que ce serait embêtant de devoir se réabonner à tous ces flux que vous avez pris le temps de colliger!
  • Certains agrégateurs vous permettent de partager vos flux avec d’autres personnes question de leur montrer ce qui vous intéresse.
  • Vous pouvez filtrer les flux! Filtrer comme dans séparer le bon du pas bon, de l’intéressant de l’inintéressant! Mais Stéphane! C’est quoi l’intérêt de filtrer des nouvelles que j’ai déjà, d’une certaine façon, « filtrer » parce que j’ai choisis des sites selon mes intérêts? Si vous êtes le moindrement gourmand, vous aurez rapidement une liste faramineuse de flux qui couvriront des sujets variés. Parfois, un site se spécialise dans un domaine (Ex.: téléphone portable), mais de ce site, vous ne voulez que les articles qui concernent le iPhone.
  • Si l’envie vous prend de vous procurer un iPod Touch ou un téléphone intelligent, utilisez un service qui synchronisera vos lectures sur ce dernier ainsi que sur le web afin d’éviter de relire deux fois la même chose. Et si vous avez mis un article en favori, vous aurez la chance de le retrouver!

Stéphane, on veut une liste de fils RSS!

Ne me demandez pas ça! Forcez-vous un peu! J’peux pas tout faire à votre place! 😉 Blague à part, je garde ça pour plus tard! Dans un billet ultérieur, je vous présenterai mes ressources éducationnelles!

Articles intéressants sur les fils RSS.

En complément à ce billet, voici d’autres ressources.

Gérez vos flux RSS : ne perdez pas le fil de l’actu : Qu’est-ce qu’un flux RSS ?

Panorama des lecteurs / agrégateurs RSS

Les fils RSS : une solution à la veille pédagogique sur Internet?


Allez maintenant, agrégez en paix!

P.S. Pour vous pratiquer, agrégez donc mon blogue! 🙂

Malgré la fin d’année et le petit trois heures de grâce avant la remise des notes de vendredi dernier, quelques enseignants (une dizaine) ont pris le temps de venir assister à une première formation donnée par les accompagnateurs tic (dont moi-même 🙂 ). Ils ont répondu à cet appel déposé dans leur pigeonnier: “Les Tic au service de la pédagogie – Changer ses pratiques pédagogiques par une mise à jour 2.0”. Le but de cette rencontre était de proposer des outils qui permettent de rester à l’affut de ce qui se trame dans le monde de l’éducation, de permettre de découvrir des ressources pertinentes et de découvrir où en était rendu le Web (et tout le changement que cela peut apporter en classe). Voici donc un petit résumé de la demie-journée de formation qui a été offerte aux enseignants. Je me permet ici de rajouter des liens qui viendront compléter ce que j’ai expliqué (peut-être un peu rapidement 😉 )

Partie 1: Qu’est-ce qu’une veille pédagogique?

En tant qu’accompagnateur tic, l’une des tâches auxquelles les enseignants s’attendent de ma part est de leur trouver des outils et des ressources pour les aider à intégrer les tic dans leurs pratiques et dans l’apprentissage de leurs élèves. Depuis septembre dernier, j’ai intensifié mes efforts dans ce sens. J’ai mis des dizaines et des dizaines de ressources de côté afin de leur refiler au jour V (venu…).  Mais une veille pédagogique apporte beaucoup plus que cela. Comme le mentionne Martin Bérubé, cela permet, entre autre, « d’être à l’affut des nouveautés, surtout celles qui a trait: »

– aux nouveaux savoirs,
– aux courants pédagogiques,
– aux stratégies d’enseignement/apprentissage.

C’est pour cela que je trouvais important d’expliquer ce que c’était et par la suite donner quelques moyens pour tomber dans ce mode de « veille ». (les moyens seront présentés dans les prochains billets).

Je sais pertinemment que de débuter une veille peut être une tâche ardue, surtout lorsqu’on ne sait pas par où débuter. Il faut se faire rassurant! Cela prend plusieurs mois avant d’être à l’aise dans notre « routine » et avant de trouver les outils de veille qui nous sont les plus pratiques.

Et le temps Stéphane? Tu y a pensé au temps? Le temps que ça va pendre pour rester « up to date »?

Je sais, je sais… C’est pour cela qu’il faut diminuer nos heures de sommeil et négliger sa famille… C’est une dure épreuve à passer, mais par la suite on en est très fier! Non, blagues à part, je passe autant de temps en veille que je l’aurais fait à lire les journaux et magazines (ou sites web, courriel, profil Facebook, forum de discussion, etc) qui m’intéressent. Il ne faut pas devenir fou: il faut savoir se limiter…

Pour poursuivre la réflexion, voici quelques liens pertinents:

1. Martin Bérudé nous parle ici de TIC et formation continue.
On y retrouve une très bonne présentation de l’Espace d’apprentissage personnalisé (EAP)

2. Il nous présente aussi  un outil pour effectuer une veille pédagogique! Il explique le fonctionnement Alertes Google.

Nous n’en n’avons pas parlé à la rencontre, mais c’est une bonne façon de commencer notre veille. Personnellement, j’ai ajouté une alerte sur les termes « web2.0 et éducation ».

3. Si vous voulez un portrait complet sur la veille pédagogique, Jean-Paul Pinte nous présente, via son blog, l’éducation à la culture informationnelle.

C’est très riche en explications et en ressources.

Dans le prochain billet, il sera question des flux RSS et des agrégateurs comme outil de veille.

P.S. En passant, merci aux enseignantes et enseignants qui se sont déplacés à cette rencontre!

Ce billet aurait pu s’intituler « Comment faire manger des légumes à un enfant de 2 ans? » ou « Comment faire acheter un compresseur et une cloueuse à air comprimé à son père? » mais j’ai déjà trouvé réponses à ces deux questions. J’aurais pu aussi écrire « Comment forcer un enseignant à changer ses pratiques pédagogiques (dans le cadre du renouveau pédagogique) en utilisant obligatoirement les tic » mais ça n’aurait pas été subtile et j’aurais reçu des tomates, des oeufs, des insultes ou des menaces de mort… De toute façon, ce n’est pas mon style d’approche. Procédons différemment…

Dans le précédent billet, je mentionnais qu’il m’arrivait régulièrement de parler (avec passion) à mes collègues de tic au sens large, de web 2.0, de flux RSS, de blog, de réseaux sociaux. J’en parle parce que je crois que toute cette « technologie » peut modifier (lire ici améliorer) avantageusement nos pratiques pédagogiques. Parce que, entre vous et moi, pourquoi s’investir dans tout ce tralala webo-technico-machin-truc si ça n’aide en rien à notre pédagogie?

Si j’avais à choisir qu’un seul élément à mettre de l’avant, que, pour intéresser au tic, j’avais seulement le droit de prononcer qu’un mot, que j’étais limité à 140 caractères pour mentionner qu’un seul « incontournable », je m’en tiendrais au microblogging en général et à Twitter en particulier. Vous êtes prêt pour un grand (ou petit) changement dans vos pratiques pédagogiques? Le microblogging peut être une belle porte d’entrée.

Pourquoi le microblogging Stéphane? Quelle épineuse question! Parce que c’est à la mode, que ça permet de dire n’importe quoi sans trop élaborer et que ça permet d’être au courant de toutes les futilités auxquelles les gens s’intéressent!

Plus sérieusement, à quoi peut servir Twitter (ou Identi.ca) à un enseignant? À quoi ça m’a servi jusqu’à maintenant?

On a largement écrit sur l’utilisation du microblogging dans le monde de l’éducation (entre autre chez Mario Asselin et ici), de cet outil à intégrer en classe, mais on en a peu parlé comme outil pratique à la vie de tous les jours des enseignants.

Attention, je m’adresse ici à des enseignants peu initiés aux tic, mais qui veulent commencer à changer leurs pratiques. Les autres, bouchez-vous les yeux.

Voici, en vrac, pourquoi le microblogging peut, selon moi, aider à initier un changement dans sa pratique pédagogique. Je prendrai le cas de Twitter parce que j’y ai un compte.

1- Twitter, c’est un réseau social. Chaque personne devrait (à moins d’être anti-social, agoraphobe ou folksonophobe) se joindre à un des nombreux réseaux sociaux ne serait-ce que pour créer un monde meilleur. (En passant, allez lire le billet de Jacques Cool sur le but de l’éducation: il y parle des réseaux sociaux). Le web 2.0 est là pour co-construire, co-apprendre, co-ne-pas-réinventer-la-roue et non pas co-détruire et co-s’en-foutre-de-l’autre. J’aime beaucoup partager, surtout des idées nouvelles trouvées ici et là sur le Web. J’aime encore mieux échanger, discuter avec d’autres afin de me recentrer, de me valider, de co-construire, ce que Twitter permet de faire.

2- Dans la même veine, ne plus rester seul dans son coin classe…

3- Partager nos expériences et nos points de vue (je me répète mais c’est voulu).

4- Trouver des ressources (sites web, webgiciels, vidéos, documents) qui peuvent compléter nos cours et en discuter par la suite.

5- Se tenir au courant de l’actualité.

6- Se pratiquer à être concis dans ses propos afin d’éviter toutes ambiguïtés.

7- Pratiquer une autre langue!

8- Apprendre à se commettre (pour ceux qui sont plus timides).

9- Etc… J’en oublie des centaines…

Évidemment, il y a certaines conditions à considérer pour que le microblogging devienne intéressant:

1- Prendre un peu de son temps pour suivre ce qui se dit, se partage et se discute sur son réseau.

2- Prendre (une petite ou une grande) part aux échanges (les initier est encore mieux).

3- Suivre les « bonnes » personnes, c’est-à-dire des personnes qui ont les mêmes intérêts que nous ou qui pourraient nous apporter quelque chose de nouveau ou d’utile.

Vous voulez tester Twitter? Dans le monde de l’éducation, vous pouvez (devez) suivre @marioasselin, @zecool, @francoisguite, @ProfNoel, et @pgiroux pour ne nommer que ceux-là. (Si vous voulez en ajouter d’autres dans les commentaires, je suis preneur!)

Aller maintenant, Twittez en paix!

(Je sais, je sais, ça fait copieur. Mais qu’est-ce que vous voulez? Moi aussi ma trilogie commence dans le milieu!)

Je vous épargne les détails croustillants et je résume vite. Fin 2006. Je tombe sur un blog. Mère Indigne allait occuper quelques-unes de mes soirées. Je ris parfois (mais non, je ris toujours!) Je trouve la forme de communication vraiment intéressante. J’en parle à gauche et à droite. Ils trouvent ça  intéressant. Je trouve que bloguer pourrait m’apporter quelque chose (ou apporter quelque chose aux autres) et je me décide: je bloguerai moi aussi. Sujet: ma famille, mon travail, mes découvertes, etc. C’est décousu ou plutôt, comme je me plaisais à le dire, « garoché tout croche ». Et puis Mère Indigne prend une pause… Je ne pourrai plus vivre par procuration! Moi aussi d’abord j’arrête… Je vérifie une fois au quatre mois si quelqu’un m’a laissé un commentaire: rien! Par contre, lorsque je googlelisais mon nom de plume, j’étais en haut de la liste (ce qui me faisait bien rire).

Avec les milliards de projets que j’avais, j’ai un peu oublier de continuer. Je prenais le temps seulement pour butiner à gauche et à droite sur la Toile (Miam! du bon nectar d’araignée!).

Pendant ce temps, je travaille. J’enseigne comment apprendre à apprendre à des élèves. Je me débrouille. Je développe ma compétence Tic. Un peu. Je m’intéresse au cours de PPO qui s’en vient: j’ai eu la chance de rencontrer Bertin Desjardins. Je n’enseignerai plus initiation à la technologie, réforme oblige. Parce que mon champ d’attache (univers social) ainsi que mon champ d’adoption (primaire) sont fermés, je vais me chercher les crédits requis pour le champs 13: je deviendrai un prof de science! Je fonce à fond. J’aime enseigner.

(C’est là qu’on est rendu…)

Depuis septembre 2008, je me suis lancé dans ce que l’on pourrait appeler un rattrapage éduco-technico-pédagogique par une veille intensive sur tout ce qui touche de près ou de loin le monde de l’éducation, l’utilisation des tic (du web 2.0 en particulier) et du changement de paradigme amené par le renouveau pédagogique. J’avais le goût d’une bonne macédoine éducative! Une soif d’apprendre intense s’était installée! Encore, à tous les jours, je reste à l’affût de nouveautés qui pourraient améliorer ma façon d’enseigner, d’apprendre, de communiquer, de partager et de co-construire. J’ai donc pris le temps d’observer, de lire et de rencontrer des gens virtuellement. Par un heureux hasard de circonstances, je me suis accroché les pieds sur le blog de Mario Asselin. Des heures de lecture et de réflexion.  Je venais de découvrir quelqu’un qui allait m’alimenter professionnellement. Pas capable de me retenir, j’en parle à d’autres enseignants. Et puis tout le reste a déboulé. Je parlais de Pierre Lachance, Gilles Jobin, François Guité et Patrick Giroux. Je mentionnais à certains les nom de Warlick, Siemens, Couros, Richardson… Je parlais de ma veille éduco-machin-truc, de web 2.0, d’agrégateur et ses copains flux RSS, de métacognition, d’iPod Touch, de Mac, d’Ubuntu, de Delicious, de Google Docs, etc. Bien sûr, pendant ce temps, j’accompagnais mes élèves dans le développement de leurs compétences.

Lorsque je parle de mes découvertes, de ce qui m’allume dans le moment; lorsque je parle de Tic surtout, certains collègues trouvent que j’en connais beaucoup. Et pourtant, il y a tant de sujets sur lesquels je n’ai pas encore eu le temps de lire et il y a tant de gens que je côtoie sur les réseaux sociaux qui en savent beaucoup plus que moi! Ces mêmes collègues me demandent souvent où je vais pêcher tout ça. Au magasin du Dollars, je leur dis. Parfois au Costco. Mais noooonnn! En fait, je ne vais pas pêcher: les poissons sautent dans ma chaloupe. Un gars, un jour, il y a très longtemps, avait mentionné un truc du genre: « Donnez leur un frigo plein et ils se nourriront une semaine; apprenez-leur à faire l’épicerie et ils mangeront toute leur vie ». Ça ressemblait à ça. Le truc, c’est que je me suis équipé d’un frigo pour flux RSS.

Il y a aussi Twitter. Quelle découverte! Mon prochain billet parlera justement de ce réseau social.

C’est là que mon histoire est rendu. Et vous, où en êtes-vous rendu?